Bienvenue à Vachères

Une hypothèse parmi d'autres fait remonter l'origine du village de Vachères aux environs des X-XIème siècles, époque à laquelle est venue s'installer dans la région la famille de Vachères (Vaqueriae en 1201, Vaqueiras ou Vaqueriis en 1274). L'un des premiers seigneurs de Vachères est identifié en 1201 sous le nom de Boniface (de) Vaqueriae ou Vacheires.

Les plus anciennes traces d'habitations que l'on peut encore observer datent des XIIIe et XIVe siècles et correspondent d'une part à l'église Saint-Christophe et d'autre part au quartier du «Vieux Château» dans le haut village. En fait l'architecture générale porte les traces de multiples constructions et reconstructions s'échelonnant du Moyen-Âge à nos jours. Les maisons du XVIe sont nombreuses et s'observent intra muros, le long de la ligne des remparts.

Une première extension du bourg médiéval se manifeste par la construction de maisons au XVIIème avec des façades tournées vers les remparts et donnant sur une large rue appelée «la Place». La seconde est marquée par la construction de l'église Saint-Sébastien à l'entrée du village actuel (1864-1873), l'ouverture du boulevard en 1875, la construction du lavoir en 1880 et enfin de l'école communale en 1897 qui, aujourd'hui, abrite en partie le Musée municipal de Paléontologie et d'Archéologie.

Une promenade dans le vieux village vous permettra de constater les transformations qu'il a subies au cours de huit siècles d'histoire. Des panneaux vous indiqueront les lieux importants du village.

Le vieux village de Vachères

Vue sur le plateau de Vachères

À Vachères, la culture de la vigne était autrefois répandue comme peut en témoigner le livre terrier de 1567. Les vignes étaient pour la plupart cultivées sur le plateau au pied du village. Peut-être est-ce pour cela que la porte est désignée sous le nom de "Cavaillon". Face à cette porte, un chemin descendait au pied du village et traversait le hameau de la «Bourgade» aujourd'hui disparu.

De la "Placette du Four" vous pouvez contempler le vaste paysage qui s'étend au pied du village :

  • au premier plan, le plateau de Vachères avec ses collines et son parcellaire très remarquable culminant à plus de 700 m d'altitude.
  • On y trouve actuellement une agriculture de moyenne montagne, caractérisée par une végétation de type bocager où prospèrent notamment la lavande, la sauge sclarée et les cultures céréalières.
  • Au delà de la montagne de Lure qui barre l'horizon au nord, le panorama s'ouvre au nord-est vers les massifs alpins.

 

Le plateau de Vachères

La "Tour de l'horloge"

Vachères village d'histoire

Visite guidée

Laissez vous guider en douceur au coeur de notre village...

du "Barri" à la "Placette du Four"

Du "Barri" à la "Placette du Four"

À l'est du village, les remparts se poursuivaient au quartier dit du "Barri", mais les murailles ont totalement disparu au début du XIXème siècle, faute de moyens pour les entretenir.

 

C'est ici que se trouvait la seconde porte des remparts dénommée dès le XVIème siècle «porte de Cavaillon» (ou de "Cavailhon").

 

Les noms de lieux anciens peuvent avoir plusteurs orthographes différentes, ce qui rend l'origine du mot difficile à cerner. Le terme de «cavaillon» désigne une bande de terrain que la charrue ne peut atteindre entre les pieds des souches de vigne. On peut rapprocher de ce mot celui de "cavalioun" qui, en provençal, se rapporte à un terme de vigneron : faire des cavaliouns, mettre des ceps de vigne en perche, les mettre comme à cheval.


Aujourd'hui, la porte de Cavaillon n'existe plus. Il reste cependant à l'angle d'un mur un fragment de chaînage en pierre de taille et un voussoir amorçant une arcade.

Fragment de la porte de Cavaillon

du "Grand portail" à la "Tour de l'horloge"

"Grand portail" ou "Tour de l'horloge"

Vachères était autrefois cerné de remparts dont l'une des deux portes est appelée le "grand Portail" (appellation datant du XVIe siècle), puis "Tour de l'horloge" à cause de l'installation d'une horloge probablement au XVIIIe siècle.

De l'enceinte présumée du Moyen-Âge il ne subsiste que des traces fugaces. On peut penser néanmoins, que sa forMe a laissé son empreinte dans L'alignement des maisons bordant le village.

De grands pans de murs d'enceinte du XVIe ont été conservés sur la face sud-ouest du village surplombant la route de Banon jusqu'à la tour ronde engagée. La ligne se poursuit au nord-ouest en direction du "Prieuré" (XVIIIe siècle) et de l'église Saint-Christophe (fin XIIIe siècle). Au-delà, les murs ont disparu au débul du XIXe faute de moyens pour les maintenir en place.

Murs d'enceinte du XVIe